Je ne serai plus jamais seule !

J'ai toujours cru en Dieu, et il m'arrivait de l'invoquer dans certaines circonstances. Je coulais ainsi des jours tranquilles ...
Mon univers s'est vite effondré lorsqu'en 2005, j'ai sombré dans une dépression. De nature relativement sensible, les déceptions se sont vite accumulées et ont laissé place à une amertume qui se faisait plus grande chaque jour. La tristesse et l'incompréhension se sont mêlées à la colère puisque mon cœur était tourmenté, et il ne semblait avoir aucun remède à cette situation. Je cherchais désespérément un moyen de dissimuler ma peine, et mon état est devenu une plate-forme sur laquelle l'ennemi est venu valser.

J'ai commencé à me rendre dans des soirées, et une sortie en entraînant une autre, j'ai vite été exposée à ce qui allait causer ma chute : l'alcool. Je buvais d'abord un verre pour faire comme tout le monde, puis c'est rapidement devenu un remède temporaire qui me permettait d'oublier mes maux ; et si je buvais peu dans un premier temps, je me suis mise à boire de plus en plus. J'étais en discothèque trois nuits sur sept, et chaque soir je m'enivrais jusqu'à ne plus pouvoir tenir debout. Ma chair réclamait toujours plus de ma personne, et plus je goûtais à ce que m'offrait le monde, plus il me rendait captive et je m'enfonçais dans un gouffre dans lequel je n'allais bientôt plus voir l'issue. A première vue, je semblais avoir une multitude d'amis mais en réalité j'étais seule ! A chaque fois que je me réveillais, j'avais la désagréable sensation d'être descendue dix mètres plus bas.

Mes proches ont essayé de me tendre la main mais je refusais d'être aidée. La colère et la rébellion grandissaient de jour en jour et devenaient une solide armature.

En 2007, j'ai quitté le domicile parental. Je me suis installée dans un studio. Je voulais fuir mais l'ennemi n'avait pas fini de me traîner dans la boue ... La solitude intérieure doublée de la solitude de mon appartement m'ont plongée dans une dépression plus importante. La vie finissait par m'étouffer, mon cœur était vide et je réfléchissais au moyen d'abréger mes souffrances ...

A cette même époque, ma famille avait des contacts de plus en plus fréquents avec mon oncle qui leur parlait du Seigneur ...

Un dimanche, j'ai accepté d'accompagner mes parents à l'Eglise. L'Evangile m'a secouée ... Cependant, mon endurcissement était tel que je refusais toujours d'être aidée. J'avais tout de même reçu quelque chose que je suis venue chercher à nouveau les semaines suivantes ; et de prophétie en prophétie, de message en message, j'ai fini par fléchir le genou ... Je me suis approchée de l'estrade un dimanche, et j'ai abandonné mon cœur entre les mains de Jésus. Le frère Joseph a prié pour moi ce jour-là, et j'ai senti un poids me quitter. J'étais comme une enfant qui après avoir pleuré de longues heures, finit par trouver le repos dans les bras de son père ...

C'est tel un père que le Seigneur s'est révélé à moi : son amour, sa douceur et sa paix m'ont enveloppée progressivement. Une soif s'est installée dans mon cœur : je cherchais le Seigneur dans la prière, les louanges et dans chacun des membres de cette famille dans laquelle il m'avait placée. Je voulais être agréable à Jésus, et tout lui donner pour ce qu'il avait fait en moi ... C'est ainsi que je me suis engagée par les eaux du baptême en octobre 2008. J'ai aujourd'hui l'assurance que quelque soient les situations qui se présenteront, je ne serais plus jamais seule ...

Je connais les faiblesses, et les manquements dans ma vie mais le cri de mon cœur est de servir le Seigneur, et de me laisser façonner par sa main. Quoi de plus merveilleux que d'être ce témoignage vivant de l'amour de Jésus !

Je suis reconnaissante au Seigneur parce que là où il y avait la sécheresse et la mort, il a emmené la vie ...

 

Stéphanie G

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